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Romans d’amour : Pourquoi est-ce que je les lis ?

Êtes-vous de ceux qui considèrent que les romans d'amour manquent de dignité ou de substance ? Vous plissez le nez de dégoût devant une couverture à l'ambiance romantique ? A vos yeux seules la tragédie et la douleur ennoblissent un roman ? Je vous invite à poursuivre votre lecture pour connaître d'un peu plus près un genre injustement maltraité. Les romans d'amour ont deux caractéristiques essentielles : ils parlent d'amour et se terminent par une fin heureuse.

Ces dernières années, les ambiances des romans d'amour se sont de plus en plus diversifiées au gré de tendances littéraires plus commerciales : des romances  paranormales, où les passions amoureuses sont celles de vampires, de loups garous ou d'anges déchus sur la vague du tristement célèbre "Twilight", jusqu'à arrivent ensuite la veine érotique, dédouanée avec l'avènement des désormais célèbres « Cinquante Nuances de Grey ». Cependant, le cadre historique reste un cheval de bataille du genre romanesque, en particulier des romans se déroulant pendant la période de la régence anglaise. Il nous arrive à nous lecteurs de romans d'être regardés avec condescendance, parfois avec une pointe de dérision et étiquetés comme lecteurs non sérieux, comme s'il y avait une hiérarchie de lecteurs. Qui a décidé cela ? Il n'y a pas de discussion sur les goûts, on peut aimer ou non un genre, on discute plutôt de l'attitude de suffisance avec laquelle beaucoup abordent les romans d'amour, portant des jugements totalement déplacés et souvent sans savoir de quoi ils parlent. Les livre romances noël ont toujours représenté une évasion, une pause heureuse, un moment de détachement du rythme effréné et des tensions de la vie quotidienne. Il y a ceux qui fument des cigarettes, ceux qui s'offrent un dessert, ceux qui font du shopping pendant une heure… Je m'offre un beau roman d'amour.

La fin heureuse tellement ridiculisée par les lecteurs prétentieux que je trouve réconfortante comme la flamme qui brûle dans une cheminée, comme l'odeur des biscuits fraîchement cuits. Et si je m'évade de la réalité juste assez longtemps pour lire un livre, quand je reviens à la vie de tous les jours, je le fais avec un esprit plus léger et plus lumineux.